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Biodiversité et RSO

La Biodiversité, tous concernés !

 

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Mais au fait, la Biodiversité, qu’est-ce que c’est ?

Alors même qu’elle constitue un sujet d’actualité majeur sur le plan international et national, la biodiversité reste paradoxalement mal comprise. Pourtant, il ne s’agit pas que d’une histoire de petites fleurs et de petites abeilles.

La biodiversité est omniprésente autour de nous et en nous : aliments, air que nous respirons, flore intestinale (notre corps contient 10 fois plus de bactéries que de cellules de notre propre organisme !) … notre vie dépend de la biodiversité !

Créé en 1985 par l’écologue Walter G. Rosen, le terme biodiversité (contraction de « diversité biologique ») est souvent assimilé à la diversité des espèces vivantes et à leur abondance relative. En réalité, la diversité des espèces n’est qu’une composante de la biodiversité. Il s’agit de considérer « toute l’information génétique comprise dans un individu, une espèce, une population, un écosystème », ainsi que toutes les interactions existantes entre les êtres vivants et leur environnement. Ainsi, un zoo, même s’il contient un grand nombre d’espèces, n’illustre pas bien ce qu’est la biodiversité animale : les interactions entre les espèces et leur environnement sont limitées, et les processus de sélections naturelles (survie, reproduction) sont biaisés.

Nous avons tendance à sous-estimer le rôle de l’environnement sur la biodiversité. Pourtant, il est capital, et va jusqu’à modifier la façon dont notre ADN s’exprime ! Deux jumeaux ne développeront par exemple pas forcément les mêmes pathologies étant adultes, de par leurs modes de vie différents, alors que leurs ADN étaient identiques à la naissance.

De même, la biodiversité impacte grandement l’environnement. A la suite de la réintroduction du loup au parc de Yellowstone aux Etats-Unis en 1995, les scientifiques ont constaté une forte augmentation de la diversité des espèces du parc. Plus surprenant encore, c’est le comportement des rivières du parc qui a changé. Mais que c’était-il donc passé ? En réintégrant un espace qu’ils avaient occupé voilà 70 ans, les loups ont régulé la population de cerfs du parc. La végétation, qui subissait alors piétinements et broutages quotidien, a commencé à se régénérer, consolidant les berges des rivières. Grace à la repousse des arbres, les castors ont construit des barrages, créant des retenues d’eau et redessinant le parcours sinueux de la rivière. Le retour des poissons, reptiles et amphibiens a attiré les oiseaux, ours, et autres vertébrés. Les loups ont ainsi impacté non seulement la faune et la flore du parc de Yellowstone, mais aussi sa topographie, allant jusqu’à modifier le cours des rivières !

 

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Il est primordial de comprendre et de considérer cette notion d’interdépendance du monde vivant, où chaque espèce constitue un maillon important de l’écosystème dont il fait partie. Ainsi, un simple projet d’urbanisation peut générer des conséquences spectaculaires et inattendues sur un écosystème, tel un effet domino.

Pour en savoir plus : Le Conseil Scientifique du Patrimoine Naturel et de la Biodiversité (CSPNB), attaché au ministère de l’environnement, a publié une soixantaine d’exemples ludiques qui illustrent le thème de la biodiversité.

 Le saviez-vous ? Du 24 septembre au 5 octobre 2016 se déroulait la CoP17, la 17eme session de la Conférence des Parties à la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction, en vigueur depuis 1975), à Johannesburg. Accord international entre Etats (actuellement 183 Parties), la CITES reste l’un des instruments les plus puissants au monde pour la conservation de la biodiversité par la réglementation du commerce de la faune et de la flore sauvages.

Biodiversité, aussi une responsabilité en entreprise !

Priorité scientifique, enjeu éthique, enjeu économique ou enjeu social, la biodiversité est une condition au développement durable. Etats, individus, ou entreprises se doivent désormais d’intégrer la question des impacts de leurs décisions et activités sur la biodiversité.

Mais alors que la prise en compte de la biodiversité dans les décisions économiques est une nécessité (pour ne citer que cet exemple, plus de 70 % des cultures, soit 35 % du tonnage de ce que nous mangeons, dépendent d’une pollinisation animale), deux tiers des entreprises se déclarent conscientes de leurs impacts négatifs sur la biodiversité et un tiers seulement de leur dépendance vis-à-vis des services fournis par les écosystèmes. D’après le site du ministère de l’environnement, parmi les entreprises ayant un système de management environnemental, elles sont 10% à accorder une place importante à la biodiversité. Pourtant, toutes les organisations sont concernées par la biodiversité, comme en témoigne la norme internationale de la Responsabilité Sociétale des Organisations, l’ISO26000, qui fait mention du devoir de protection de la biodiversité et de la réhabilitation des habitats naturels. Le challenge est donc de faire prendre conscience aux entreprises de leurs liens de dépendance avec la biodiversité, et des risques et opportunités qui en découlent.

Au-delà de cette prise de conscience, toutes les organisations peuvent contribuer à la compréhension et à l’amélioration des pratiques en lien avec la biodiversité, du simple respect de la législation à l’adoption d’engagements volontaires.

Depuis 2009, la loi française Grenelle I formalise notamment les engagements du Grenelle de l'environnement (rencontres politiques organisées en France en 2007, visant à prendre des décisions à long terme en matière d'environnement et de développement durable). Elle a été complétée en 2010 par la loi Grenelle II portant engagement national pour l'environnement, qui en décline les objectifs en dispositions plus précises, pouvant se traduire par des obligations d’aménagement ou de bilan d’émissions pour certaines structures. Ces dispositions concernent notamment les secteurs de l’énergie, du bâtiment, des transports, de la gouvernance, de la santé et de la biodiversité.

Les organisations ayant une volonté de sensibiliser et de stimuler les échanges autour des enjeux de préservation de la biodiversité et du fonctionnement des écosystèmes peuvent consulter la Plateforme de l’Initiative Française pour les Entreprises et la Biodiversité. Créée fin 2013, elle invite les utilisateurs à y déposer et consulter des retours d’expériences ou des programmes d’animations. Toujours à l’échelle nationale, la stratégie nationale pour la biodiversité SNB 2011-2020 fixe 20 objectifs à atteindre. Dans le but « d’agir ensemble », un guide pour l’action - Dispositif de reconnaissance des engagements volontaires pour la stratégie nationale pour la biodiversité 2011-2020 – a été conçu pour aider tous les acteurs, quels que soient leur statut, taille, domaine d’activité et niveau d’expertise vis-à-vis de la biodiversité, à construire leur projet d’engagement volontaire. Le but est d’aller au-delà du simple respect de la législation, dans un esprit d’amélioration progressive et de façon proportionnée à la capacité de son / ses porteur(s). Il peut être soumis à « reconnaissance SNB » et, après évaluation, être « reconnu SNB ».

Par ailleurs, le ministère a mis en place un outil web d’auto-évaluation, EBEvie (Evaluation, Biodiversité, Entreprise), permettant aux entreprises de s’auto-évaluer sur le sujet et proposant des pistes d’action en vue de limiter leurs impacts sur les écosystèmes.

Evènements passés ou à venir : objectifs & acteurs du changement

Du 4 au 17 décembre 2016, Cancun accueillera la treizième réunion de la Conférence des Parties (COP 13) de la Convention sur la biodiversité biologique. La Convention internationale sur la diversité biologique (CDB), ratifiée en 1992 lors de la Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement (Sommet de la Terre à Rio), compte aujourd’hui 194 pays signataires. Elle a pour objectifs la conservation de la diversité biologique, l’utilisation durable de la diversité biologique et le partage juste et équitable des avantages découlant de l’utilisation des ressources génétiques. Ce dernier objectif a conduit à l’adoption lors de la dixième réunion de la Conférence des Parties en 2010 du Protocole de Nagoya sur l’accès aux ressources génétiques et le partage juste et équitable des avantages découlant de leur utilisation, en vigueur depuis 2014.

L’actualité nationale en lien avec la biodiversité qui marque cette fin d’année concerne le projet de loi relatif à la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages, qui a été adopté le 20 juillet dernier. Il autorise le gouvernement à ratifier le Protocole de Nagoya, et il marque également la création de l’Agence française pour la biodiversité (AFB) qui sera opérationnelle dès le 1er janvier 2017. L’AFB est issue de la réunion de quatre organismes engagés dans les politiques de la biodiversité : l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques (ONEMA), l’Agence des aires marines protégées, l’établissement des Parcs nationaux de France et l’Atelier technique des espaces naturels. Ses objectifs : apporter des réponses concrètes aux enjeux de la biodiversité, réaffirmer que la Nature appartient à tous, assurer la protection des espèces en danger, des espaces sensibles et de la qualité de notre environnement, et faire de la biodiversité un levier de développement économique. Issue de la même volonté de collaboration renforcée entre institutions à l’échelle territoriale et nationale, l’accord-cadre de coopération national pour l’éducation à l’environnement et au développement durable a été adopté le 27 septembre 2016, entre le Ministère de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer, les Réserves naturelles de France et le Ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

Toutes ces initiatives s’inscrivent dans une prise de conscience généralisée : Citoyens, associations, institutions, entreprises du CAC40, PME ou TPE… nous sommes tous concernés par la biodiversité et nous devons tous, à notre échelle, veiller sur elle, contribuer à préserver sa richesse et son équilibre !

 

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